Crazy Taxi: World Tour a rapidement dû clarifier son usage de l’IA générative après sa présentation au Xbox Games Showcase. La page Steam du jeu mentionnait des outils d’IA utilisés pendant le développement, tout en précisant qu’aucune IA n’avait servi à remplacer ou reproduire les performances des comédiens.
Sega avait ensuite parlé d’un usage lié aux éléments d’arrière-plan. Au Summer Game Fest, Kenji Kanno, créateur de la série, a donné une explication plus précise : les artistes auraient généré des idées, puis utilisé ces images comme références avant de dessiner eux-mêmes les éléments finaux. L’IA est donc présentée comme une aide visuelle, pas comme du contenu intégré tel quel dans le jeu.
Kanno insiste sur ce point : programmation, assets et contenu final seraient réalisés par des créateurs humains. Sega décrit de son côté l’IA générative comme un outil de soutien, avec validation par les développeurs. La nuance compte, tant le sujet reste sensible dès qu’un studio annonce de l’IA dans un jeu commercial.

Le débat dépasse déjà Crazy Taxi. Crystal Dynamics a récemment défendu son usage de l’IA autour de Tomb Raider: Legacy of Atlantis, tandis que Capcom a pris soin d’écarter l’art généré par IA après les réactions autour du rendu DLSS 5 de Grace dans Resident Evil Requiem. Crazy Taxi: World Tour est prévu en 2027 sur PC, PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2.



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