PlayStation replonge dans une mauvaise séquence avec la fermeture de Dark Outlaw Games. Le studio de Jason Blundell n’aura même pas eu le temps de montrer son premier projet, et ça renforce encore l’impression d’un gros bazar côté gestion des studios first-party.

Un studio fermé avant même d’avoir existé

Fondé en mars 2025, Dark Outlaw Games devait porter une nouvelle licence AAA pour Sony. Sur le papier, le CV faisait envie : Jason Blundell reste associé à Call of Duty Zombies et à une vraie vision du jeu d’action. Sauf qu’un an plus tard, rideau. Pas d’annonce, pas de reveal, pas même une première vraie présentation du projet.

Une fermeture de plus dans une série qui commence à peser

Ce cas ne tombe pas de nulle part. Depuis plusieurs années, PlayStation enchaîne les fermetures, restructurations et coups de frein sur certains projets. Japan Studio, London Studio, Deviation Games ou d’autres équipes passées à la trappe ont déjà laissé des traces. Dark Outlaw vient allonger une liste qui commence franchement à faire tache pour une marque en aussi grande forme côté ventes de PS5.

Le problème dépasse largement un seul studio

Oui, toute l’industrie serre les dents depuis la fin du boom post-pandémie. Xbox, Ubisoft et pas mal d’autres groupes ont aussi taillé dans les effectifs. Mais chez PlayStation, le contraste est brutal : la machine vend très fort, pendant que plusieurs paris créatifs sautent avant d’avoir la moindre chance. Ça donne l’image d’une stratégie qui change trop vite en cours de route.

Sony se recentre, mais laisse de la casse derrière

Le recentrage sur les grosses exclus solo est compréhensible. C’est là que PlayStation a bâti sa réputation. Le souci, c’est le prix humain et créatif payé au passage, surtout quand des studios sont montés puis coupés net en très peu de temps. Difficile d’y voir un plan limpide.

La fermeture de Dark Outlaw Games n’est pas juste une ligne de plus dans un bilan social compliqué. C’est un nouveau signal d’alerte sur la manière dont Sony gère ses ambitions. Et là, clairement, l’image renvoyée n’est pas belle.