Playground Games appuie sur l’accélérateur et laisse la Xbox One au garage. Forza Horizon 6 sortira le 19 mai et mise exclusivement sur la nouvelle génération, un choix que le studio qualifie de « vrai tournant ». « On ne peut pas surestimer ça, c’est un changement de cap », résume le directeur du design Torben Ellert. Libéré des contraintes d’un hardware de dix ans, le jeu gagne de la marge côté mémoire et rendu, et ça se voit dans la structure même du monde et des systèmes.

Cette « headroom » autorise notamment deux nouveautés concrètes pour enrichir la collecte sans passer par les menus de l’Autoshow. D’un côté, les voitures Aftermarket, garées un peu partout au Japon, que l’on peut dénicher, acheter à prix réduit et essayer sur-le-champ. De l’autre, les Treasure Cars, des apparitions rares inspirées d’icônes japonaises, abandonnées dans la nature et restaurables si on met la main dessus. « Aftermarket et Treasure cars existent parce qu’on a eu de la marge mémoire pour les faire apparaître dans le monde », explique Ellert. Sur le terrain, ces spawn dynamiques récompensent l’exploration et cassent la routine des listes de bagnoles interminables.

Cap à l’est avec Tokyo City, plus grande zone urbaine jamais vue dans un Horizon, « environ cinq fois plus vaste que Guanajuato » selon le directeur artistique Don Arceta. Quartiers distincts, circulation dense, chasse aux mascottes et panneaux bonus… et surtout un défi technique assumé. « Le pouvoir complet de la Series X » a servi d’étalon pour encaisser à la fois la densité végétale du Japon et l’amas de néons de Tokyo. Côté rendu, le studio parle d’un pipeline resserré et de nouveaux outils pour pousser la fidélité visuelle : projections d’eau plus crédibles sous la pluie, miroitement du néon la nuit… jusqu’à des détails de personnalisation longtemps réclamés comme la possibilité d’étendre les livrées sur les vitres.

Forza Horizon 6 screenshot
Forza Horizon 6 screenshot

Le virage current-gen s’accompagne aussi d’un monde partagé plus réactif. Les Car Meets se rejoignent sans écran de chargement, des circuits de Time Attack et des Drag Meets affichent des classements in‑game en temps réel, et le suivi post‑lancement promet d’épouser davantage les transitions saisonnières. Côté “maison”, Playground itère sur ses briques passées : un Garage personnalisable accolé à chaque propriété où inviter des amis, et un Estate façon vallée de montagne à bâtir directement dans le monde — une synthèse assumée entre les maisons et l’EventLab de FH5. « On préfère étirer un espace jusqu’à ce qu’il devienne nouveau, plutôt que tout jeter pour surprendre », résume Ellert. Pour un Horizon qui assume enfin la Xbox Series de bout en bout, ce n’est pas qu’une question de pixels : c’est toute la structure qui gagne en ampleur.