On n’osait plus y croire, mais Sony remet la machine en route : l’adaptation cinéma de Metal Gear Solid est officiellement relancée, cette fois confiée au duo Zach Lipovsky et Adam B. Stein. L’annonce, relayée le 9 avril 2026 à 22h37 (heure de Paris), enterre de fait la version portée pendant des années par Jordan Vogt-Roberts, pourtant grand admirateur de la série. Presque dix ans de va-et-vient plus tard, le projet repart sur de nouveaux rails.

Les nouveaux réalisateurs, responsables de Destination Finale: Bloodlines (2025), débarquent dans le cadre d’un accord “first-look” fraîchement signé avec Sony Pictures, l’adaptation étant développée via Columbia Pictures. « Metal Gear Solid a été rien de moins qu’un chef‑d’œuvre cinématographique qui a révolutionné le jeu vidéo. Nous sommes ravis et honorés de donner vie aux personnages emblématiques de Hideo Kojima et à son monde inoubliable », déclarent-ils à The Hollywood Reporter. Ambitieux sur le papier, d’autant qu’ils héritent d’une licence à forte personnalité et d’un héritage très balisé par la mise en scène de Kojima.

Reste que c’est encore le tout début : aucun casting, aucune date de sortie et pas de détails concrets sur le script. Pour mémoire, Derek Connolly (Jurassic World) avait planché sur une version en 2017, Oscar Isaac avait été cité pour Snake, et le même Isaac confiait en 2022 que l’équipe « cherchait encore l’histoire ». Aujourd’hui, rien ne dit que ces pistes survivent au changement de cap, et Kotaku souligne que Kojima ne semble pas impliqué à ce stade.

Du coup, on se réjouit prudemment. Hollywood a longtemps trébuché sur Metal Gear, mais le contexte est différent : Mario domine le box-office, Fallout cartonne sur petit écran, et les studios regardent les licences JV avec sérieux. Si Sony et Columbia parviennent à condenser l’ADN d’un MGS — l’infiltration parano, les monologues méta et la guerre des patriotes — sans le diluer, alors oui, on tiendra peut-être enfin notre « Metal Gear » de cinéma. En attendant, il va falloir surveiller le prochain mouvement: un vrai scénario, un Snake crédible… et des nouvelles qui ne mettent pas encore « waiting » trop longtemps.