Rocket League s’apprête à changer de moteur. Epic Games et Psyonix ont profité du Rocket League Championship Series Paris Major pour annoncer que leur jeu passera de l’Unreal Engine 3 à l’Unreal Engine 6, avec quelques images en temps réel à l’appui. Pour un jeu sorti en 2015 et toujours installé dans le paysage multi, c’est une bascule rare. En revanche, ni date ni bénéfices concrets n’ont encore été détaillés.

L’information surprend aussi par le saut technique annoncé. Rocket League tourne encore aujourd’hui sous Unreal Engine 3 et ne passerait donc ni par l’Unreal Engine 4, ni par l’Unreal Engine 5. Epic vise directement l’Unreal Engine 6, alors même que le moteur n’a pas encore de calendrier public. L’an dernier, Tim Sweeney expliquait encore que les premières versions préliminaires ne devraient pas arriver avant deux ou trois ans.

Pour l’instant, la démonstration reste très courte. Epic et Psyonix ont montré quelques séquences présentées comme capturées en temps réel dans le jeu, avec un rendu visiblement remis au goût du jour. Cela donne une idée de la direction visuelle, mais pas beaucoup plus.

Rocket League dans son arène avec deux voitures en action
Le chantier est lancé, mais Epic n’a pas encore montré ce que ce changement apportera en match. — Crédit : Rocket League

Un changement majeur, mais encore très flou

La vraie question est celle des effets sur le jeu lui-même. Rocket League repose sur une physique très précise, au cœur de son gameplay compétitif depuis des années. Un changement de moteur ne se résume donc pas à un simple lifting visuel. Il faudra voir comment Epic et Psyonix comptent préserver ce ressenti, ou l’améliorer, sans casser l’équilibre qui fait tenir le jeu depuis si longtemps.

À ce stade, il n’a pas été question de nouvelles fonctionnalités, d’une refonte de l’interface, d’améliorations réseau ou d’une fenêtre de sortie. L’annonce pose surtout les bases d’une nouvelle phase pour Rocket League, mais elle laisse encore beaucoup de zones blanches. Pour un jeu-service aussi ancien, le signal est fort. Pour les joueurs, il faudra attendre des détails autrement plus concrets avant de mesurer ce que cette transition changera vraiment.

Vue de Rocket League avec une voiture propulsée vers le ballon
Rocket League tourne encore sous Unreal Engine 3 aujourd’hui, un moteur utilisé depuis les débuts du jeu. — Crédit : Rocket League

La courte séquence d’annonce permet au moins de voir le ton visuel visé pour cette transition. Elle ne répond pas encore aux questions sur la physique, le netcode ou le calendrier, mais elle confirme que le chantier est bien lancé.

À ce stade, l’annonce ressemble surtout à un signal de départ. Pour un jeu compétitif aussi ancien, le passage promis vers un nouveau moteur pourrait compter à terme, mais il faudra des détails bien plus concrets avant d’en mesurer la portée réelle.