Hellraiser: Revival ne cherche pas à arrondir les angles. À la Gamescom, les développeurs de Saber ont confirmé que les trailers du jeu avaient déjà été refusés dans certains cadres ou rendus moins visibles sur YouTube, à cause de leur violence et des thèmes abordés.

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Hellraiser: Revival assume pleinement sa brutalité. Présenté à la Gamescom, le jeu de Saber Interactive adapte l’univers créé par Clive Barker, avec tout ce que cela implique de sexe, de vice, de violence extrême et de malaise moral. Ses bandes-annonces ont déjà été refusées dans certains cadres ou rendues moins visibles sur YouTube, un signal que le game director Emil Esov accueille presque comme une validation. Le studio revendique une provocation « noble », pensée pour interroger les désirs et les failles humaines plutôt que choquer gratuitement. Aucune plateforme ni aucun pays n’a officiellement banni le jeu, mais l’absence de classification peut suffire à bloquer sa vente, comme le montre déjà son indisponibilité sur Steam en Allemagne.

Le jeu adapte l’univers de Hellraiser, le film de Clive Barker sorti en 1987 et tiré de sa nouvelle The Hellbound Heart, publiée en 1986. D’après la démo présentée au salon, Saber ne contourne pas les sujets attendus d’un jeu Hellraiser: sexe, vice, violence extrême et passages écrits particulièrement lourds.

Interrogés sur cette réputation déjà bien installée, le game director Emil Esov et le narrative director Antony de Fault ne semblent pas gênés. Esov explique que voir le jeu refusé à certains événements parce qu’il va trop loin signifie, pour lui, qu’il est « trop Hellraiser », donc « juste comme il faut ».

Pinhead dans Clive Barker’s Hellraiser: Revival
Crédit : Saber Interactive

Une provocation revendiquée, mais pas gratuite

Antony de Fault résume l’approche du studio par une formule assez nette: « Nous voulons être noblement provocateurs. » Le réalisateur narratif insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de provoquer juste pour paraître extrême, mais de pousser le public à réfléchir aux comportements, aux désirs et aux vides personnels que l’univers Hellraiser met en scène depuis ses débuts.

Le studio reconnaît même avoir espéré, pendant le développement, être banni d’au moins un pays ou d’une plateforme. Ce n’est pas arrivé. De Fault précise qu’aucune plateforme n’a interdit Hellraiser: Revival et qu’aucun pays ne l’a officiellement banni. En revanche, certains territoires auraient refusé de lui attribuer une classification, avec une conséquence très concrète: sans classification, certaines boutiques peuvent choisir de ne pas vendre le jeu.

Le cas allemand illustre déjà le problème

En Allemagne, la page Steam de Hellraiser: Revival affiche actuellement un message d’indisponibilité régionale. Le jeu ne semble pas avoir reçu de classification de l’USK, l’organisme allemand chargé de l’âge légal des jeux vidéo. Ce n’est pas une interdiction au sens strict, mais cela peut bloquer sa vente sur certaines plateformes.

Saber n’a donc pas obtenu le bannissement rêvé, mais Hellraiser: Revival a déjà réussi à mettre les plateformes dans l’embarras. Pour une adaptation de Hellraiser, difficile d’imaginer une réputation plus raccord avec la licence.

Source: PCGamesN