La mauvaise passe médiatique de Sony autour de la PS5 se lit aussi dans les recherches Google. Depuis la polémique sur l’arrêt des jeux physiques, l’intérêt pour le “PS5 jailbreak” a fortement grimpé, avec une hausse de 300 % sur les trois derniers mois par rapport à la même période l’an dernier.

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La colère autour de la stratégie PlayStation se voit jusque dans les recherches Google. Depuis la polémique sur l’arrêt des jeux physiques, l’intérêt pour le jailbreak de la PS5 aurait bondi de 300 % sur trois mois par rapport à l’an dernier. Deux pics ressortent en 2026 : une faille liée à un jeu Star Wars en disque physique, exploitable seulement sur d’anciens firmwares, puis l’annonce de juillet sur le recul du support physique. Le disque concerné se revend désormais très cher, signe d’un marché parallèle limité mais réel. Rien n’indique toutefois une explosion du piratage : la pratique reste illégale, expose à des bannissements, et traduit surtout une défiance grandissante envers Sony.

Un pic lié aux choix de Sony

Le sujet n’est pas neuf: pirater une console reste illégal, et toutes les générations de machines finissent par attirer ce type de méthodes. Mais la PS5 connaît deux pics assez nets en 2026. Le premier remonte à janvier, quand une nouvelle faille utilisant un jeu Star Wars en version physique a été partagée. Elle fonctionne sur des consoles équipées d’un ancien firmware et ouvre l’accès à l’installation de jeux, de fichiers multimédias ou encore de gestionnaires de fichiers.

Cette méthode a aussi créé un petit marché parallèle autour du disque concerné. Le jeu Star Wars utilisé pour le jailbreak se revendrait entre 300 et 400 dollars, soit environ 280 à 370 €, contre 250 dollars, environ 230 €, en janvier. La requête “PS5 jailbreak” affiche de son côté une hausse de 200 % sur un an.

Un signal plus politique que technique

Le second pic colle à l’annonce de juillet sur l’arrêt des jeux physiques. Les discussions ont augmenté sur le subreddit dédié au jailbreak de la PS5, et plusieurs commentaires sous des vidéos de tutoriels présentent cette démarche comme une forme de protestation contre les choix récents de Sony: arrêt du physique, fermetures de studios, décisions contestées autour de plusieurs projets PlayStation.

Il faut bien séparer l’intérêt affiché du passage à l’acte. Rien ne prouve une explosion réelle du piratage sur PS5. La pratique reste interdite, Sony peut bannir les comptes et les consoles repérés, et le piratage ne soutient évidemment pas les studios. La donnée intéressante, ici, tient surtout à la colère d’une partie du public PlayStation, assez forte pour pousser certains à chercher comment contourner leur propre console.

Source: Gamekult