Lancée avec la Saison 2, Sierra n’a pas mis longtemps à faire parler d’elle. La 51e héroïne d’Overwatch 2 est déjà dans le viseur d’une partie de la scène compétitive à cause d’un ultime jugé trop létal, avec un drone qui largue 23 bombes infligeant chacune 180 points de dégâts sur un rayon pouvant monter jusqu’à trois mètres. Pour beaucoup de joueurs, le constat est simple : l’outil frappe fort, trop vite, et laisse très peu de marge quand l’équipe adverse est regroupée.

Ce qui crispe surtout, c’est la place laissée au contre-jeu. Dans les couloirs ou face aux personnages les moins mobiles, l’impression d’instant kill revient souvent, avec des demandes de nerf qui visent soit les dégâts bruts, soit le coût d’ultime fixé à 1 800 points. La capacité d’auto-visée de Sierra concentre aussi une partie des critiques, plusieurs retours estimant que le personnage verrouille trop facilement ses cibles pendant les échanges.

Un kit qui divise plus que son seul ultime

Le reste de son arsenal ne fait pas non plus l’unanimité. Sur ses premières heures de jeu, Sierra est décrite comme une héroïne de mi-distance capable de mettre la pression, mais avec une prise en main encore un peu raide et un ensemble de compétences qui manque de liant. L’impression qui remonte le plus souvent, c’est celle d’un personnage dont une bonne partie du budget de puissance serait concentrée dans l’ultime et la grenade, au détriment du ressenti général manette en main.

Overwatch 2, Sierra en action
Crédit photo : Blizzard Entertainment

Blizzard devrait vite être forcé de trancher

Le contexte invite malgré tout à la prudence. Sierra vient à peine d’entrer dans la rotation, et les débuts de saison produisent souvent des réactions plus brutales que la méta réelle sur la durée. Mais l’ampleur des retours autour de son ultime, combinée aux doutes sur l’équilibre global de son kit, place déjà Blizzard devant un choix assez clair : laisser respirer la saison encore quelques jours, ou intervenir rapidement avec un premier ajustement ciblé.