Enterré depuis le début des années 2000, Simpsons Slam Dunk vient de refaire surface à travers des documents de pitch exhumés des archives. Proposé à Fox en 2001 pour PlayStation 2, Xbox, GameCube et même Game Boy Advance, le projet se présentait comme un jeu de basket nerveux et frénétique mettant en scène les habitants de Springfield.

Sur le papier, l’ensemble cherchait un point d’équilibre entre l’arcade pure et le cartoon. Le rythme, la satire et les visuels colorés devaient parler au grand public, mais le projet glissait aussi quelques idées plus tactiques, avec gestion de statistiques et capacités spéciales au fil de la progression.

Un jeu de basket arcade qui voyait plus grand que prévu

Le cœur de l’expérience reposait sur cinq modes distincts. Le Classic Mode reprenait le basket « à la sauce Simpson » avec quatre quarts-temps de deux minutes, un leader d’équipe qui donnait son identité à la formation, des profils offensifs et défensifs à composer, des remplaçants, et même un coach chargé de booster certaines aptitudes.

Documents de pitch de Simpsons Slam Dunk, projet annulé imaginé en 2001 pour plusieurs consoles.

Le Quick Play misait de son côté sur des parties immédiates, tandis que le solo allait nettement plus loin avec une saison complète, des défis chronométrés, des boss, des matchs et des Duff Beer Tokens à dépenser pour améliorer l’équipe, acheter des power-ups et débloquer d’autres modes.

Springfield version salon 128-bit

Deux variantes plus délirantes complétaient l’ensemble. Simpsons Jam passait au 2 contre 2 en tournoi sur quatre rencontres, avec toutes les capacités spéciales actives. Bomb Ball transformait carrément le ballon en bombe à retardement de 15 secondes : si elle explose en main, on perd un point, mais un panier remet aussitôt le compteur à zéro.

Le projet a été stoppé très tôt, avant même d’entrer en phase de design complète. Dommage, parce que ce mélange entre Speedball, basket arcade et folie Simpson avait de quoi intriguer. En l’état, ces documents suffisent déjà à imaginer ce qu’aurait pu donner un drôle de jeu de sport estampillé Springfield au début des années 2000.