Poncle ne compte visiblement pas s’endormir sur le succès de Vampire Survivors. Fort d’une base de 27 millions de joueurs, le studio britannique dit désormais avancer sur plus de 15 projets en parallèle, tout en ouvrant deux nouvelles antennes au Japon et en Italie. L’idée n’est pas de grossir pour grossir, mais de convertir l’explosion de Vampire Survivors en structure plus durable.

Trois axes pour ne pas rester coincé dans un seul succès

La stratégie décrite par Matteo Sapio repose sur trois familles de projets. La première, la plus évidente, concerne les extensions de l’univers Vampire Survivors, avec des spin-offs comme Vampire Crawlers. La deuxième vise de nouvelles licences originales, afin d’éviter que Poncle soit réduit au statut de studio à succès unique. La troisième passe par des jeux bâtis sur la formule maison, mais appliqués à des licences tierces.

C’est dans ce cadre que s’inscrit Warhammer Survivors. Poncle explique avoir développé une base technique interne, pensée comme un moteur-template capable d’être confié à des partenaires plus familiers du lore d’une franchise donnée. Le studio préfère donc fournir l’ossature du jeu plutôt que de s’improviser gardien d’univers très codifiés.

Deux nouveaux studios, mais une organisation volontairement légère

L’ouverture de bureaux au Japon et en Italie accompagne cette montée en régime. Poncle veut y renforcer ses relais locaux, ses recrutements et ses partenariats, sans changer radicalement d’échelle. Le discours reste même très clair sur ce point : pas question de courir après le modèle AAA ou AA, mais plutôt de multiplier des productions plus modestes avec de petites équipes.

Sapio évoque des groupes de cinq à quinze personnes selon les projets, avec une logique de portefeuille : si un jeu échoue, un autre peut compenser. Cette approche plus prudente explique aussi la mise en pause de l’activité d’édition tierce après Kill The Brickman et Berserk or Die. Poncle semble donc vouloir se concentrer sur ce qu’il estime maîtriser le mieux : sa formule, ses dérivés et ses collaborations ciblées.

Au fond, la vraie information n’est peut-être pas le chiffre brut des “15 projets”, mais la façon dont Poncle tente de transformer un phénomène en modèle de studio. Reste à voir si cette multiplication des chantiers permettra de prolonger l’élan de Vampire Survivors sans diluer ce qui a fait sa force au départ.