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GTA 6 s’affiche dans Miami, mais des élus contestent sa promotion

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Crédit : Miamiherald

Rockstar multiplie les publicités pour Grand Theft Auto VI à Miami avant sa sortie le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S. Mais le projet d’étendre la campagne à l’aéroport, au port et aux transports du comté de Miami-Dade rencontre l’opposition de plusieurs élus. Le désaccord porte autant sur l’argent que sur l’image de la ville dans un jeu où elle devient Vice City.

Mise à jour du 18 octobre, 6 h 06 : Selon Gamekult, le procès opposant Rockstar Games au syndicat britannique IWGB après le licenciement d’une trentaine d’employés a fait émerger de nouvelles accusations. Les avocats du syndicat affirment que des salariés ayant transmis à la direction des captures d’écran d’un serveur Discord consacré à l’organisation syndicale auraient obtenu des congés supplémentaires en échange. Un échange présenté lors de l’audience montrerait notamment qu’une heure de congé a été accordée à l’un d’eux après qu’il a examiné le serveur. Rockstar les présente comme des lanceurs d’alerte ; le syndicat parle de « taupes ». (gamekult.com)

La campagne est déjà visible sur place. Le logo de Vice City a été installé sur le Kaseya Center, une salle appartenant au comté, dans le cadre d’un accord de 975 000 dollars, soit environ 850 000 euros. Des voitures habillées aux couleurs du jeu, un dirigeable et du mobilier de plage ont également été aperçus dans la région. Des publicités sont aussi apparues à Chicago et à New York.

Des élus refusent d’associer Miami à la violence de GTA

La maire du comté, Daniella Levine Cava, souhaite négocier avec Rockstar de nouveaux emplacements à l’aéroport international de Miami, à PortMiami et dans les transports. Des rames de Metromover ou de Metrorail pourraient notamment recevoir une décoration Vice City. Son équipe espère que ces accords rapporteront plusieurs millions de dollars au comté.

La proposition a divisé la commission de Miami-Dade. « Nous dépeignons Miami comme une capitale du meurtre », a déclaré l’élu René Garcia. Micky Steinberg estime, elle aussi, que le comté ne devrait pas poursuivre ce partenariat. Le directeur de cabinet de la maire, Chris Hudtwalcker, défend au contraire la représentation de Miami dans le jeu, qu’il qualifie de « lettre d’amour » à la ville. Vice City en reprend des lieux reconnaissables, notamment Ocean Drive, Brickell Avenue et Wynwood ; le reste de l’aventure se déroule dans Leonida, une version fictive de la Floride.

Anthony Rodriguez, président de la commission et partisan des négociations, rappelle pour sa part que Vice City est fictive : « Nous savons tous que ce n’est qu’un jeu. » Le débat sur l’autorisation de négocier un accord de plusieurs millions de dollars a été interrompu avant un vote, repoussé à la réunion suivante.

Le seuil d’un million de dollars complique les nouveaux accords

La maire pouvait conclure l’accord de 975 000 dollars pour le Kaseya Center sans l’aval de la commission : son autorisation n’est requise qu’au-delà d’un million de dollars, soit environ 870 000 euros. Après le débat, les élus ont voté une demande imposant que tout nouvel accord GTA dépassant ce seuil leur soit soumis. Les règles du comté l’exigeaient déjà.

Levine Cava peut négocier plusieurs contrats distincts sous ce seuil ou présenter un accord plus important avec ses montants et ses emplacements précis. Elle a confirmé que les discussions avec Rockstar continueraient, tout en reconnaissant qu’un contrat supérieur à un million de dollars aurait besoin de l’approbation de la commission.

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