Wild Wits change franchement de rythme avec Sovereign Tower. Après Crown Gambit, jeu de cartes très narratif mais parfois lourd à relancer partie après partie, le studio français signe une formule plus directe, plus accrocheuse, sans perdre sa patte visuelle. Le dessin des personnages reste l’un de ses gros atouts, mais le vrai progrès vient surtout de l’écriture, plus légère, plus drôle et moins noyée dans l’exposition.

Résumé audio de l’article

0:00 / 38 s
Desktop uniquement
Lire le résumé
Sovereign Tower marque un vrai changement de tempo pour Wild Wits. Le studio français quitte le jeu de cartes très narratif de Crown Gambit pour une boucle plus immédiate, entre gestion, choix de cour et missions à risque. Dans une tour magique sans souverain depuis des décennies, un héros atteint de la lèpre voit sa maladie suspendue tant qu’il reste à l’intérieur. Chaque matin, il écoute les doléances du royaume; chaque après-midi, il envoie ses chevaliers les résoudre. Tout repose sur le bon profil au bon endroit: traits, équipement, monture, faiblesses. L’échec peut tuer définitivement un compagnon, et l’écriture rend cette perte vraiment sensible.

Le point de départ tient dans une tour magique restée sans souverain pendant des décennies. Le protagoniste, atteint de la lèpre, parvient à en ouvrir la porte et voit sa maladie suspendue tant qu’il reste à l’intérieur. Chaque journée se découpe ensuite en deux temps: le matin, il reçoit les doléances de paysans, nobles, marchands ou érudits; l’après-midi, il envoie ses chevaliers régler les problèmes sur le terrain.

La boucle repose sur un mélange de gestion et de risque. Chaque quête demande de choisir le bon chevalier selon ses statistiques, ses traits personnels, son équipement, sa monture ou ses malus possibles. Une chasse au loup ne se confie pas à l’amie des bêtes, un tournoi ne réussit pas forcément à celui qui déteste la foule. Quand une mission tourne mal et que l’armure tombe à zéro, le chevalier meurt pour de bon. Comme la troupe est écrite avec soin, entre profils absurdes, failles plus tragiques et romances possibles, la sanction pèse vite plus qu’un simple écran de résultat.

Source: Gamekult