Revue de presse · PC

Clive Barker’s Hellraiser : Revival divise la presse

Crédit : Saber Interactive

Sorti le 8 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series, Nintendo Switch 2 et PC, Clive Barker’s Hellraiser : Revival divise surtout sur un point : son efficacité comme survival-horror semble plus évidente que sa fidélité ludique à Hellraiser. La presse s’accorde sur une adaptation violente, sexuelle et très marquée par l’imagerie de Clive Barker, mais pas toujours sur la manière dont Saber Interactive transforme cet univers en jeu d’action.

Le jeu suit Aidan, lancé à la recherche de Sunny après l’ouverture de la Genesis Configuration, la boîte qui attire les Cénobites et ouvre la voie vers le Labyrinthe. Numerama rappelle que le titre coûte 40 € et boucle son aventure en une dizaine d’heures. Le site souligne aussi l’implication de Clive Barker à l’écriture et le retour de Doug Bradley dans le rôle de Pinhead, qu’il n’avait plus incarné au cinéma depuis 2005.

Un survival-horror efficace, très marqué par Resident Evil

Pour Gamekult, Hellraiser : Revival fonctionne souvent comme un bon jeu d’action horrifique, avec inventaire limité, clés étranges, marchand, armes à feu, ressources à gérer et ennemis à découper. Le rapprochement avec Resident Evil revient plusieurs fois, jusque dans la structure et le rythme. Le média note aussi que les premiers aperçus à la Gamescom laissaient attendre quelque chose de plus anxiogène, proche d’Outlast, avant que le jeu ne parte vers une formule plus musclée.

C’est précisément là que Gamekult se montre réservé : fusillades, glissades, batte de baseball, fusil à pompe, AK-47, vagues d’ennemis et pouvoirs de la Genesis Configuration donnent parfois de très bonnes séquences de jeu, mais éloignent l’ensemble de l’étrangeté plus contemplative et ésotérique associée à Hellraiser. Le verdict est donc nuancé : agréable à jouer, parfois brutal et malin dans la gestion des armes cassables, mais pas toujours raccord avec ce que l’on pouvait attendre d’une adaptation de Barker.

Clive Barker's Hellraiser: Revival screenshot
Crédit : Mad Head Games / Saber Interactive, Boss Team Games

Une adaptation plus convaincante pour Numerama et PCGamesN

Numerama est nettement plus enthousiaste sur la fidélité à l’univers. Le site insiste sur l’imagerie BDSM, le sang, les corps mutilés, le cuir, les cris et les décors du Labyrinthe, en estimant que Saber Interactive assume pleinement la matière d’origine. Quelques bugs et textures grossières sont relevés, mais la direction artistique et le sound design compensent une partie de ces limites, notamment dans les passages liés aux chaînes et aux Cénobites.

PCGamesN va encore plus loin et décrit Hellraiser : Revival comme un hommage réussi au matériau d’origine, porté par ses personnages, son récit et la présence de Pinhead. Le média met en avant les poursuites avec Chatterer, la place donnée au culte de la Scarlet Church et la manière dont la Genesis Configuration sert autant aux énigmes qu’aux combats. Son avis est aussi le plus positif sur l’écriture, avec une histoire jugée cohérente et plus humaine que ne le laisse penser son déluge de gore.

Les trois critiques se rejoignent sur un point concret : Hellraiser : Revival n’est pas un jeu d’horreur discret. Il traite frontalement du sadomasochisme, de la violence extrême, d’abus et de rapports de domination. Gamekult reproche parfois au jeu une approche adolescente de la sexualité, tandis que Numerama et PCGamesN saluent davantage son refus d’arrondir les angles. Le dernier tiers semble aussi moins faire l’unanimité, Numerama regrettant une dernière heure trop portée sur l’action pure.

Clive Barker's Hellraiser: Revival screenshot
Crédit : Mad Head Games / Saber Interactive, Boss Team Games

Au bout du compte, la presse décrit un jeu imparfait mais difficile à confondre avec un autre : très gore, très référencé, souvent proche de Resident Evil dans ses systèmes, et plus ou moins Hellraiser selon l’importance que l’on accorde à son gameplay plutôt qu’à son imagerie.

Côté joueurs, l’accueil est nettement plus chaleureux : au 11 octobre 2026, 94 % des 3 588 évaluations Steam sont positives, soit des évaluations « très positives ». Un écart net avec une presse plus partagée.

Sources : Gamekult, Numerama, PCGamesN, Steam (avis des joueurs).

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