Electronic Arts a publié ce qui devrait être son dernier bilan annuel comme société cotée avant la finalisation de son rachat. L’éditeur a annoncé en septembre 2025 un accord à 55 milliards de dollars avec un consortium formé par le fonds souverain saoudien PIF, Silver Lake et Affinity Partners, et la clôture reste attendue au premier trimestre de l’exercice fiscal 2027.

Cette opération prévoit 210 dollars par action en numéraire. PIF doit conserver sa participation existante de 9,9 %, tandis que le montage repose sur environ 36 milliards de dollars de capitaux propres et 20 milliards de dette engagée par JPMorgan. Le dossier reste donc d’abord un énorme montage financier, mais il marque aussi la sortie prochaine d’un des plus gros éditeurs du secteur du marché public.

Un exercice 2026 solide, mais moins rentable

Sur l’exercice fiscal 2026, EA affiche 6,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en légère hausse sur un an. Le bénéfice net recule en revanche de 953 millions à 755 millions d’euros. Andrew Wilson a mis en avant une année record pour le groupe, portée notamment par le lancement de Battlefield 6.

Le reste du portefeuille continue aussi de soutenir les comptes. La famille EA Sports FC 26, FC Online et FC Mobile progresse d’environ 5 % sur un an, tandis qu’Apex Legends augmente encore ses revenus d’au moins 10 %. Autrement dit, EA arrive à la fin de sa séquence boursière avec des franchises toujours très rentables, même si la conversion en bénéfice net s’est tassée.

Battlefield 6 porte l’année, malgré les coupes

EA affirme que Battlefield 6 a réalisé le meilleur démarrage de la série sur ses six premiers mois. L’éditeur avait déjà communiqué sur 7 millions d’exemplaires écoulés en trois jours, un lancement majeur pour une licence qui devait se relancer après une période plus fragile.

Ce bon exercice n’a pourtant pas empêché les licenciements annoncés en mars au sein de Battlefield Studios. Le contraste reste net : un blockbuster qui tire les résultats du groupe, mais un pôle production quand même touché par les réductions d’effectifs. Ce dernier bilan annuel raconte donc à la fois la puissance commerciale d’EA et la manière dont l’éditeur aborde sa transition vers une structure privée, avec moins d’obligations publiques une fois l’opération bouclée.