Embracer va finalement se couper en deux en 2027, et l’essentiel est là pour le public JV : ses plus grosses licences vont partir chez Fellowship Entertainment, une nouvelle société pensée autour des studios premium, de l’édition et de l’exploitation de propriétés comme Tomb Raider, Le Seigneur des Anneaux, Metro, Kingdom Come: Deliverance, Dead Island, Darksiders ou Remnant. L’idée n’est pas seulement de mieux ranger le catalogue après la longue restructuration du groupe. Fellowship compte aussi rouvrir le dossier de plusieurs séries laissées au frigo.
Dans le détail, Fellowship récupérera notamment 4A Games, Crystal Dynamics, Eidos-Montréal, Warhorse Studios, Gunfire Games, Dambuster, Flying Wild Hog, Dark Horse et Middle-earth Enterprises. Phil Rogers, actuel patron d’Embracer, doit prendre la tête de cette nouvelle structure. En face, Embracer gardera une organisation plus légère, centrée sur le milieu de gamme, le mobile, le rétrogaming et la distribution, avec entre autres THQ Nordic, Aspyr, Beamdog, Limited Run Games, Milestone, Tripwire et Vertigo Games.
Des licences connues, mais pas encore de retour annoncé
Le point qui intéresse le plus côté jeux est ailleurs : Fellowship veut créer une unité dédiée à la licence et aux partenariats externes pour faire vivre davantage son catalogue dans le jeu, le cinéma et la TV. Lars Wingefors cite directement Saints Row, Legacy of Kain, Deus Ex, Red Faction, The Mask, Thief et TimeSplitters parmi les franchises qui pourraient revenir via des partenaires. Il ne s’agit pas d’annonces de nouveaux projets, mais d’une intention stratégique assez claire : Embracer veut remettre en circulation des noms qui dorment depuis des années.

Le contexte rend le signal intéressant. Embracer a fermé Volition, enterré le reboot de TimeSplitters pourtant relancé avec ses créateurs d’origine, et un Deus Ex aurait aussi été annulé chez Eidos-Montréal. Legacy of Kain montre malgré tout qu’une série oubliée peut revenir par petites touches : Crystal Dynamics a déjà ressorti un remaster et un spin-off 2D cette année. Pour l’instant, cette scission raconte surtout une chose : Embracer range ses plus gros atouts d’un côté, et cherche une nouvelle manière de rentabiliser des licences connues sans forcément tout produire en interne.
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