Le parcours de Last Flag s’est arrêté presque aussitôt qu’il avait commencé, et l’addition est déjà sociale. Night Street Games a annoncé une réduction d’effectifs après l’échec commercial du jeu, à peine un mois après son lancement.
Le studio reconnaît que le titre n’a pas atteint les résultats espérés en ventes. Jonathan Jelinek, producteur sur le projet, a confirmé sur LinkedIn que Last Flag n’avait pas trouvé la réussite financière attendue, ce qui a conduit à une baisse de la taille de l’équipe. Il y évoque plusieurs développeurs touchés par la décision et propose même de relayer leurs profils auprès d’autres entreprises à la recherche de spécialistes Unreal.
Un lancement raté, puis une casse immédiate
Last Flag était un jeu multijoueur orienté capture du drapeau, développé par Night Street Games avec Dan Reynolds, chanteur d’Imagine Dragons, et son frère Mac Reynolds. Le nom a attiré un peu de lumière au moment de la sortie, mais cela n’a manifestement pas suffi. Le jeu a très vite disparu du radar, et l’équipe se retrouve déjà à absorber les conséquences d’un démarrage raté.
Le cas rappelle une série de lancements live service qui n’ont même pas eu le temps de s’installer avant de décrocher. Sans mettre tous les projets dans le même sac, l’idée reste la même : dans un marché déjà saturé, un nouveau multijoueur a très peu de marge quand il rate ses premières semaines. Pour un jeune studio, l’impact se voit tout de suite sur les effectifs.
Un studio déjà en mode survie
Pour Night Street Games, la situation dépasse donc largement le simple revers commercial. Quand un jeu rate son lancement de cette manière, il reste très peu de temps pour corriger la trajectoire, reconstruire une base de joueurs ou relancer la machine avec des mises à jour. La restructuration annoncée montre surtout qu’il s’agit maintenant de limiter les dégâts après un lancement manqué.
Last Flag rejoint ainsi la liste des sorties enterrées à une vitesse brutale, avec un constat que l’industrie connaît trop bien : même avec un coup de projecteur médiatique, un multijoueur ne s’impose pas par son nom seul. Cette fois, la facture est tombée en quelques semaines.











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