The Witcher 3: Wild Hunt – Remastered change nettement de visage sur Switch 2, surtout face au portage Switch de 2019. La nouvelle version vise 1080p sur téléviseur, 720p en portable et une fréquence comprise entre 30 et 40 images par seconde avec le VRR, sans chercher le 60 FPS. Pour un jeu aussi massif en mode nomade, le gain est réel.
Le contraste avec la première Switch est sévère. En 2019, le portage avait quelque chose de presque miraculeux, mais il reposait sur de grosses concessions: textures appauvries, végétation allégée, définition pouvant descendre à 960 × 540 dans les zones lourdes et framerate souvent instable. La Switch 2 part ici de la base PC du remaster, avec une approche plus proche de Cyberpunk 2077: Ultimate Edition sur la même machine: garder un éclairage, des ombres et des décors plus denses plutôt que courir après une définition trop ambitieuse.
Le rendu se rapproche des versions PS4 et Xbox One de l’époque, avec une image bien plus propre que sur Switch. Les versions PC, PS5 et Xbox Series X gardent évidemment l’avantage si l’objectif est la fidélité visuelle, mais ici reste le jeu portable. Sur ce terrain, cette version Switch 2 tient mieux sa promesse, là où le Steam Deck s’était imposé ces dernières années comme l’option confortable pour retrouver Geralt loin d’un téléviseur.

La Switch 2 ajoute aussi ses propres contrôles
CD Projekt RED exploite plusieurs fonctions de la console. La visée au gyroscope est prise en charge, les Joy-Con peuvent servir en mode souris pour lancer des signes ou viser à l’arbalète, et certains gestes sont personnalisables, comme lever le Joy-Con droit pour appeler Ablette. Le Gwent et les menus passent aussi par l’écran tactile. Les vibrations HD ont été retravaillées scène par scène.
Tout n’est pas net pour autant. Les arrière-plans peuvent afficher un flou gênant, surtout en portable, et désactiver le flou de mouvement reste conseillé pour gagner en confort visuel. Les chargements paraissent aussi plus longs que sur les autres plateformes, avec parfois environ 30 secondes avant de reprendre une sauvegarde. Le problème de bloom remarqué ailleurs ne semble pas présent, mais le HDR de la Switch 2 peut rendre certaines zones trop sombres; augmenter un peu la luminosité règle une partie du souci.
Une meilleure version, pas un nouveau jeu
Le remaster touche aussi au confort de jeu. La caméra de combat est plus dynamique, Geralt rejoint mieux sa cible, le changement d’ennemi verrouillé est plus rapide et le verrouillage peut être cassé plus facilement pour fuir. Les ennemis paraissent parfois mieux groupés, même si les nouvelles attaques annoncées par CD Projekt RED ne sautent pas forcément aux yeux.
Hors combat, Geralt peut ramasser du butin sans descendre d’Ablette, la monture se comporte mieux sur les terrains accidentés, les sens de sorceleur peuvent être activés par une pression de bouton plutôt qu’en maintenant une gâchette, et les notifications de quête sont plus compactes. L’arbre de compétences est réinitialisé sur les anciennes sauvegardes, mais ses ajustements restent modestes. La transmogrification permet enfin de changer l’apparence d’un équipement sans toucher à ses statistiques, à condition d’aller voir les maîtres artisans Yoana et Hattori à un stade avancé de la partie.
Cette version Switch 2 s’impose donc comme l’une des façons les plus agréables de jouer à The Witcher 3 en portable, hors PC nomade haut de gamme. Pour découvrir le jeu ou reprendre une vieille sauvegarde, le bond technique suffit largement. Pour relancer une quatrième partie après avoir déjà écumé Blanchefleur, Novigrad et les extensions, les nouveautés restent surtout des améliorations de confort.
Source: Gamekult

















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