Sony est visé par un accord judiciaire aux États-Unis autour du PlayStation Store. Le groupe devra verser environ 7,85 millions de dollars, soit à peu près 7,2 millions d’euros, pour indemniser des consommateurs qui auraient payé leurs jeux numériques plus cher après un changement de politique commerciale remontant à 2019.
L’affaire trouve son origine dans un recours collectif lancé en 2021. Les plaignants contestent la suppression, en avril 2019, des bons d’achat de jeux PlayStation vendus par des revendeurs tiers. Avant ce changement, ces codes permettaient d’acheter certains titres dématérialisés hors du circuit officiel, souvent à un tarif plus bas. Leur disparition aurait donc réduit la concurrence autour du PS Store et laissé davantage de marge à Sony pour maintenir des prix plus élevés sur une sélection de jeux numériques.
La justice américaine a estimé que cet argument tenait suffisamment pour valider un accord. On n’est pas sur un remboursement intégral des achats passés, mais sur une compensation partielle distribuée sous forme de crédits PSN. Le point important, c’est que l’argent ne sera pas versé sur un compte bancaire : il reviendra dans l’écosystème PlayStation, directement dans le portefeuille des comptes concernés.

Qui est concerné par cet accord
Le périmètre est assez strict. D’abord, il faut résider aux États-Unis au moment de l’achat. Les utilisateurs européens ne sont donc pas concernés par ce règlement précis. Ensuite, il faut avoir acheté au moins un jeu numérique sur le PlayStation Store entre le 1er avril 2019 et le 31 décembre 2023. Enfin, tous les jeux ne sont pas éligibles : seuls certains titres listés dans la procédure entrent dans le cadre, avec des noms cités comme The Last of Us Remastered, NBA 2K18 ou No Man’s Sky.
Dans la majorité des cas, les personnes concernées n’auront aucune démarche à faire. Elles sont incluses automatiquement dans le groupe du recours collectif, sauf retrait volontaire avant le 2 juillet 2026. Le montant attendu reste limité : les estimations évoquent entre 1 et 3 dollars par jeu acheté, soit environ 0,90 à 2,75 € selon le taux de change actuel.
Un dossier modeste, mais révélateur
À l’échelle de Sony, 7,85 millions de dollars ne représentent pas un choc financier majeur. En revanche, le dossier rappelle un sujet plus large : le contrôle des vitrines dématérialisées et l’impact direct de ce contrôle sur les prix payés par les consommateurs. C’est particulièrement sensible sur console, où l’écosystème fermé reste la norme.
La décision finale doit encore être entérinée lors d’une audience prévue le 15 octobre 2026. C’est à ce moment-là que les modalités définitives de distribution et les montants exacts seront confirmés. Une procédure similaire est aussi en cours au Royaume-Uni, avec des sommes potentiellement plus élevées à la clé.
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